Si les premiers niveaux sont aisément finis, sans grande difficulté, il faut ensuite s’accrocher pour réussir les derniers niveaux du jeu, marquant ainsi la fin de votre épopée du
Maître des Fantômes. Les personnes contrôlées par l'Intelligence artificielle ne sont heureusement pas (toutes) stupides, il faut vraiment les attirer, lentement, pour pouvoir les effrayer ensuite. J'ai vraiment passé 2 heures à poursuivre un cuistot sur un bateau, il n’allait pas là où je le voulais ! Et malgré tout, une ou deux fois, un
bogue dans l'intelligence artificielle a fait qu’une jolie jeune fille s’est retrouvée coincée dehors près d’un lampadaire : morte de frayeur par d'incessantes attaques, elle ne pouvait pas s’enfuir… Il était donc impossible de terminer le niveau.
Mais après, quel bonheur d’effrayer les enfants, les petits vieux, les jeunes filles... d'ailleurs,
Clatterglaws (oui, la grosse araignée, là) marche toujours aussi bien ! Avec pas mal d’astuces et de mystères à résoudre pour gagner de nouveaux fantômes, ce jeu est drôle et amusant. Au total, ce sont 14 épisodes à terminer et à recommencer pour s’améliorer autant que vous le voudrez. Pas rébarbative ni répétitif au contraire, l’utilisation du même fantôme dans chaque épisode augmente sa domestication et vous permet de lui apprendre de nouveaux pouvoirs...
La bande son, quant à elle, est de
bonne qualité. Elle met les joueurs dans l’ambiance des manoirs hantés style Amityville pour les connaisseurs. La musique est loin d'être barbante, ce qui est un bon point pour ceux qui voudront refaire plusieurs fois le jeu, car ne nous cachons rien et soyons honnêtes, une bande son rébarbative, voire agaçante peut décourager certains à refaire des missions que l'on n’arrivait pas à faire auparavant.
Et plus techniquement ?

Certes,
Ghost Master ne manque pas de charme, mais le vrai problème que l'on rencontre en jouant au jeu, c'est que de nos jours, et cela comparé à ce que les joueurs Mac ont pu rencontrer dans le monde Macintosh ludique, le jeu ne fait pas le poids. En effet, bien que les graphismes du jeu ne soient pas moches, ils sont bien loin de ce qu'on peut faire dans le domaine. Ne vous attendez pas à un Splinter Cell, certes, mais ni à un Sims, non plus, et, pour être plus exact, le jeu semble avoir trouvé son juste milieu afin de satisfaire un maximum de joueurs. Toutefois, vous avez la possibilité de changer votre
point de vue en temps réel (changement de niveau, rotation libre ...). La faible configuration, dirons-nous, aide énormément, et c'est aussi grâce à cet avantage que Ghost Master est jouable sur un large panel de Macs, et non seulement les machines du haut de la gamme Apple. Le jeu tourne sans problème sur un bon
G4 cadencé à 800 Mhz, et cela en marchant tout à fait convenablement sur des G3 (du moment qu'ils sont cadencés à 700Mhz), à condition de réduire légèrement la qualité de ces graphismes.
Du côté des systèmes d'exploitation, Ghost Master pourra tourner à la fois sous le bon vieux
Mac OS 9 et sous notre belle
Panthère internationale, ce qui augmente une fois de plus le nombre de joueurs.
Un des légers points négatifs du jeu est la
durée de vie. Certes, le jeu est riche en rebondissements, en action, ainsi qu'en références sur les plus célèbres films d'horreur, mais les quelques missions du mode solo, bien que les dernières soient plus longues et dures, ne permettent pas une durée de vie digne de ce nom. L'absence d'un mode multi joueur diminue également la durée de vie de Ghost Master, qui en prend ainsi un sacré coup de vieux. Comptez environs une bonne vingtaine d'heures pour finir le jeu, en tant qu'hardcore gamers. Les moments passés seront bons, mais c'est là que l'on s'aperçoit plus que le jeu est fait pour les jeunes joueurs, ou du moins les joueurs plus occasionnels, moins pointus dans le développement des quêtes… (Cf. : les fameux amateurs de RPG) Toutefois, le prix en est conséquent, et le jeu coûte seulement
39€ sur Macgames, soit un peu plus cher qu'une bonne extension.