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Stronghold
Par Ark

Éditeur : Macsoft
Développeurs : Danlabgames
Vendu en France : prévu
Licence : Commercial
Catégorie : Stratégie
Site officiel : Visiter
Sortie : Mai 2002
Traduction en francais : prévu
Page 1 sur 1

Sur le marché des jeux de stratégie en temps réel, le meilleur côtoie allègrement le pire ; et on peut dire que MacSoft nous a dégoté une petite perle qui a peu fait parler d'elle, même dans l'univers du PC.
Si le cadre du jeu n'a rien de franchement original, le concept à été sérieusement travaillé et nous propose une expérience ludique très intéressante.


Sus aux félons !

L'ensemble de l'action se déroule au XIème siècle, sur l'île qui sera plus tard connue sous la dénomination de Royaume-Uni ; La féodalité est alors à son apogée, et pas grand monde ne semble s'en plaindre. Cependant, 4 viles félons on osé capturer le roi et procéder au partage de ses terres afin d'assoir leurs petites satisfactions personnelles. En temps que jeune noble plein de vertus, vous vous êtes juré de vivre l'enfer et mourir au combat afin de libérer votre roi et reconquérir son royaume.


En selle !


Au travers d'une campagne de 21 missions, vous devrez organiser la reconquête qui passera successivement par des prises de places fortes, puis la défense des territoires acquis. Une fois solidement implanté dans un bastion, vous devrez faire le nécessaire pour que vos défenses tiennent bon jusqu'à l'assaut final. En effet, pendant que vous mettrez au point votre défense, des petits groupes d'ennemis (petits ne signifie pas inoffensifs) viendront vous compliquer la tache et vous retarder le plus longtemps possible dans votre préparation pour l'assaut final.

Le but du jeu est donc de tenir debout. Tenir debout oui, mais à quel prix... après avoir essuyé des vagues successives de petits assauts, des forces armées plus imposantes se présenterons à vos portes, avec du vrai matériel d'assaut : catapultes, ballistes, béliers, trébuchets... Bref, tout le nécessaire pour faire tomber vos remparts.










Mais vous êtes un bon châtelain et avez le sens de l'accueil : la plupart du temps, ce sera donc sous une pluie de flèches, de carreaux, d'huile bouillante et de feu que les premiers hommes arriveront aux pieds de vos murs. À peine les échelles mises en place, ils tenteront de s'engouffrer à l'intérieur de votre bastion où vos hommes en armes se chargeront d'un accueil encore plus fraternel. Vive l'amitié entre les peuples !

Afin d'essuyer les dommages subis et organiser une défense solide, vous devrez mettre en place tout un circuit économique destiné à assurer votre approvisionnement en nourriture, matériel de construction (bois, pierre, métal...), armes et soldats. En échange de la protection et de nourriture, des gueux accepteront d'accomplir les travaux nécessaires : chasseurs, éleveurs, paysans, forgerons, meuniers, porteurs de pierres, boulangers, aubergistes, bûcherons, prêtres, vignerons, tanneurs... la liste est assez impressionante, en fait.
Vos gueux sont un des point-clé du jeu : ils vous fourniront l'approvisionnement, mais également l'or, le nerf de la guerre. Vous devrez donc veiller à leur bien-être, tout en les incitant à contribuer à l'effort de guerre. Cependant, attention à ne pas vous brûler : si vous devenez trop tyrannique ou si les conditions de vie se dégradent trop, les gueux quitteront le château... et l'activité cessera par conséquent. À vous de trouver le bon équilibre entre une nécessaire popularité et tyrannie.

Il en ira de même pour vos troupes : une petite dizaine de soldats différents : archers, arbalètiers, hallebardiers, chevaliers à pied ou a cheval...








Comme à l'accoutumée, le secret de la réussite viendra d'un savant mélange et d'un bon équilibre entre toutes ces catégories de soldats, toutes complémentaires entre elles.
Petit point d'ombre : il faut tout de même attendre la 11ème mission pour disposer de 4 types d'unités différentes... c'est à dire la moitié du jeu.


Plaisir renouvelé

Oyez braves gens,Stronghold vous offre différents modes de jeu !



Dans le mode combat vous aurez la possibilité de jouer la campagne de 21 missions, mais également de prendre part à un assaut ou une invasion simple, pour les plus pressés d'en découdre.
Mais, il vous est également proposé des missions à but économique : de nouveau, soit une campagne, soit des cartes, mais aussi la possibilité de construire selon son bon vouloir sans limites autres que l'épuisement.
Vous aurez également la possibilité d'importer des cartes réalisées par d'autre personnes.

Double cerise sur le gateau : l'éditeur de cartes, très bien fait, qui vous permettra de créer votre propre royaume, et aussi le jeu à plusieurs (8 en réseau ou sur le net), que je n'ai malheureusement pas eu l'opportunité de tester.



Du point de vue de la réalisation technique...

Ce titre peut se targuer de graphismes alliant lyrisme, beauté baroque et souci de l'esthétisme dans le moindre détail. Tout à l'image apparait finement dessiné et s'est un vrai régal pour les yeux. Inutile d'en rajouter plus, les images parlent d'elles même.



Du point de vue de l'animation, une foultitude de petites choses sont constament en mouvement à l'écran, ceci traduisant bien la débauche d'énergie effectuée par vos gueux pour créer et maintenir une activité économique solide ou de vos soldats tentant de ménager les indésirables invités.
La vue façon 3D isométrique est assez efficace, d'autant plus qu'elle est combinée à tout un tas de petites astuces permettant de mieux voir ce qui se déroule à l'ombre de vos murailles. Par exemple, en appuyant sur la barre espace, on peut faire disparaitre tout ce qui sort du sol pour mieux voir. On notera également la possibilité de changer d'angle de vue (une option malheureusement desservie par la mauvaise jouabilité) et de zoomer (limité à un zoom arrière mais qui donne un bon point de vue pour contrôler l'évolution des opérations)
La barre de menu présentant les différentes constructions possibles est très bien organisée : fonctionnelle et intuitive ; Cependant, on aurait gagné en efficacité en ayant un affichage des ressources disponibles directement à l'écran, plutôt que dans les menus.



L'ambiance sonore de l'époque médiévale semble être bien retranscrite. En dehors des assauts, les bruits de la basse-cour et des ouvriers au travail seront de mise : poules, vaches, scie, marteau frappant sur une enclume, taille de pierre... le chateau semble vivant. Durant les assauts, exit les poules au profit du cliquetis des armures, des carreaux d'arbalètes qui tracent, des cris d'agonie, des murs qui s'écroulent et surtout des troupes qui hurlent à l'abordage. Bref, une ambiance qu'on pourrait qualifier de conviviale, même si elle ne doit pas nous faire oublier la sauvagerie des combats de l'époque.
La musique est omniprésente tout au long du jeu, mais contairement à d'autres titres, elle n'en devient pas lassante. Le contraste entre les différents thèmes s'opère dès lors qu'on passe d'une phase de paix à une phase d'assauts : dès que le cor ennemi raisonne, la musique calme et reposante laisse la place à une autre plus vigoureuse. Même si certaines mélodies ne sont pas sans rappeler Braveheart ou Gladiator, des musiques bien plus guerrières auraient tout de même vivifié l'action. On s'étonnera même parfois d'entendre des passages présentant une petite connotation techno.

Un assez gros défaut est à soulever au niveau de la maniabilité : si tout se joue à la souris (les raccourcis clavier, ils connaissent pas ?), on est assez sidéré de constater que le support des souris multi-boutons est inexistant ! De ce fait, plutôt que d'attribuer des fonctions aux autres touches, on est obligés d'utiliser la touche control combinée à un clic pour sortir d'une sélection ! Un comble tout de même pour un jeu en temps réel.
La conséquence directe de ceci est que dans la pagaille des assauts, on a parfois une petite impression de flottement et on n'est pas vraiment sûr de tout contrôler. La difficulté de saisir des groupes d'unités (le double clic sur un type d'unité sélection toutes les unités de la carte) renforce d'ailleurs un peu plus ce sentiment.



L'intelligence articielle est d'un niveau correct (augmenter le niveau de difficulté contribue la plupart du temps à augmenter le rythme et la taille des assauts). Les ennemis ne se jetteront pas stupidement sous vos murailles, mais attendront que les machines de guerre aient terminé leur travail de sappe... contre lequel vous ne pourrez malheureusement pas grand chose. Les hommes au sol tenteront de s'infiltrer par la moindre brêche créée pour atteindre le plus rapidement possible les créneaux ; dans le pire des cas, ils se feront leur brêche tout seuls ou profiteront d'une échelle pour tenter de franchir les murailles. À noter que des hommes équipés de pioches peuvent creuser sous vos remparts afin de les faire s'écrouler.
Cependant, malgré les esquives de base, les assauts de l'ordinateur demeurent souvent assez désorganisés. C'est d'ailleurs durant les assauts que l'absence de mode pause se fait cruellement ressentir, car les troupes ont un peu tendance à s'éparpiller vers des cibles secondaires (les paysans, bâtiments...) quand on les met en mode aggressif. À ce titre, la défense d'un bastion devient un peu plus aisée que l'assaut puisque vous pourrez canaliser plus facilement vos troupes de l'intérieur vers l'extérieur.
On aura un poil de regret vis à vis du fait que les assauts viennent très souvent du même côté, même si de rares tentatives d'incursion par un autre endroit demeurent possibles.


En guise de conclusion...

Stronghold est un très bon jeu de stratégie en temps réel qui offre un challenge assez original. C'est le genre de jeu auquel on prend plaisir à rejouer plusieurs fois, d'autant plus que la réalisation technique joue largement en sa faveur. On aura un peu de regret pour la maniabilité qui manque un peu d'optimisation, mais qu'on se rassure, tout le monde obéit au doigt et à l'oeil.
La seule chose qui pourrait faire de l'ombre à ce titre, c'est la sortie de Warcraft III, qui se pose comme maître incontesté dans le domaine des RTS. D'ici la sortie en Europe de Stronghold, des légions de joueurs auront déjà jetté leur dévolu sur le grand frère.

1


Note :
Graphisme : 4/5
Son : 4/5
Durée de vie : 5/5
Jouabilitée : 3/5
Total : 4/5
Les plus :
- Un concept très original
- Une réalisation technique très réussie
- Le nombre de missions et de modes de jeu
- L'ambiance
Les moins :
- L'absence de support des souris multi-boutons
- La difficulté de sélectionner les unités
Note moyenne des visiteurs : 4/5

Configuration minimale :
G3 / 350 Mhz
128 Mo de RAM
750 Mo de disque dur
MacOS 9 : ouiMacOS X via classic : non
MacOS X Carbon : ouiMacOS X natif : non

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Mises à jour :
- Stronghold 1.2




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